Agression sexuelle aux Galeries Chagnon : « j’ai perdu une partie de mon innocence »
Dans un témoignage chargé d'émotions, la jeune employée agressée sexuellement en septembre dernier au centre commercial Galeries Chagnon de Lévis a déploré les répercussions d'un crime qui a plongé sa vie dans un « cauchemar ». Son agresseur, Paligwende Blaise Ouedraogo, 41 ans, a reconnu sa culpabilité mardi au palais de justice de Québec. Le soir du crime, la jeune femme était fortement intoxiquée et titubait, partiellement dénudée, en plein cœur du centre commercial. On ignore ce qui a causé cet état d'intoxication, la jeune femme dit ne pas se souvenir des évènements en raison d'un « black-out ». Des caméras de sécurité ont capté le coupable, qui était alors employé responsable de l'entretien des lieux, en train de caresser, de dénuder et d'embrasser la jeune femme désorganisée, en plus d'avoir un contact buccal avec ses parties intimes. Il a par la suite quitté les lieux sans contacter les autorités. Blaise Ouedraogo a agressé sexuellement une jeune employée d'un commerce, qui était intoxiquée pour une raison qui reste inexpliquée. Photo : Linkedin Blaise, paligwende Ouedraogo Depuis ce Après avoir entendu la jeune femme, le juge Marc Gosselin a souligné le courage dont elle a fait preuve. Ce n'est pas de votre faute. L'avocate de Blaise Ouedraogo, Me Melissa Zébar, réclame une peine de six mois de détention suivis de 18 mois de probation étant donné l'absence d'antécédents de l'accusé. Elle le décrit comme une personne Me Anne-Frédérique Coulombe, procureure du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). Photo : Radio-Canada / Yannick Bergeron La procureure du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), Me Anne-Frédérique Coulombe, réclame 42 mois de détention pour un crime qu'elle qualifie Dans sa plaidoirie, elle affirme que l'homme a profité de la vulnérabilité de la victime pour L'accusé a pris la parole afin d'exprimer ses remords devant la cour. Lors d'un contre-interrogatoire, Paligwende Blaise Ouedraogo a maintenu qu'il ignorait que la victime était intoxiquée lors du viol. Il affirme qu'elle lui aurait dit qu'elle était Des explications que remet en doute la procureure Me Anne-Frédérique Coulombe. Le juge Gosselin rendra son verdict dans cette affaire à la fin du mois d'août. Avec la collaboration de Yannick Bergeron
« J'ai perdu ma fierté »
En septembre 2024, j'ai perdu une partie de mon innocence
, a entamé la femme dans la vingtaine, la parole entrecoupée de sanglots, lors de la lecture d'une lettre devant la cour. J'ai perdu ma fierté d'être épanouie.
gros cauchemar
dont elle ne garde aucun souvenir, la jeune femme dit vivre de l'anxiété, du stress et de la honte. Elle affirme faire des crises d'anxiété à répétition, avoir de la difficulté à dormir la nuit. Elle angoisse sur la façon dont elle s'habille, sur la façon dont les hommes la regardent en public. La jeune femme affirme que le crime dont elle a été victime l'a rendue plus méfiante que jamais
.Je n'en peux plus de me réveiller seule avec la honte
, a-t-elle évoqué.Vous êtes plus forte que vous ne le croyez
, lui a-t-il dit. Ne vous laissez pas définir par ça. [...] Vous avez la vie devant vous.
Peines réclamées
active, travaillante, capable de réintégrer la société
. Ces six mois s'ajoutent à la peine déjà purgée par l'accusé, lui qui se trouve en détention provisoire depuis le 12 septembre. 
d'odieux
, elle souhaite également que M. Ouedraogo soit inscrit au registre des délinquants sexuels pour une période de 20 ans.assouvir ses besoins sexuels
. La gravité des gestes commis, le caractère aléatoire du crime et les conséquences sur la victime justifient, aux yeux du DPCP, une peine sévère
. Contre-interrogatoire
correcte
peu de temps après qu'il l'a caressée, embrassée et dénudée. Quand j'ai compris qu'elle n'était pas dans l'état de me donner de consentement : j'ai arrêté
, a-t-il affirmé devant la cour.C'est long avant que vous arriviez à ce constat-la!
a dit l'avocate avec ironie, en rappelant l'état de désorganisation de la victime lors des faits.Elle n'a aucun tonus musculaire! Elle tombe par en arrière
, ajoute-t-elle. Vous n'avez aucun soupçon à ce moment-là? Malgré les doutes que vous accumulez, vous continuez les gestes?
Je ne comprends pas ce que je pourrais répondre
, a dit l'accusé.
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